Jeudi 4 Février : Mobilisation interprofessionnelle

POUR L’EMPLOI, LES SALAIRES ET LE SERVICE PUBLIC

Après le succès de la grève Education et de la manifestation du 26 janvier qui a réuni 500 personnes à Valence, le SNES-FSU appelle à poursuivre et à amplifier la contestation de l’austérité en rejoignant la mobilisation interprofessionnelle du jeudi 4 février 2021.

Deux manifestations dans la Drôme à l’appel de la FSU, CGT, Solidaires :

Valence : 14 heures, devant la fontaine monumentale.

Montélimar : 14 heures, place du théâtre.

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CTSD 2nd Degré du Lundi 25 janvier 2021

Toutes les organisations syndicales représentées ont lu une déclaration liminaire (celle de la FSU et du SNES-FSU en pj). Une certaine unanimité est ressortie de ces prises de paroles, ce qui n’est pas courant, puisqu’elles ont toutes insisté sur les dégradations des conditions de travail, l’épuisement des personnels, les suppressions de postes et la surcharge d’HSA.

En revanche le SGEN-CFDT n’a fait aucune intervention pendant l’instance. Le SE-UNSA en a fait une.

L’IA-DASEN a fait preuve de cynisme, entre autres dans sa présentation, puisqu’il a d’abord rappelé la priorité sur le 1er degré. Les effectifs du 2nd degré sont actuellement stables et ne manqueront pas de baisser à l’avenir. D’ailleurs le E/D (nombre d’élèves par division) du département est inférieur à 25. Le choix d’augmenter les HSA au détriment des postes va permettre de fluidifier les services et permettra l’amélioration des revenus des enseignants. L’institution garantie les dotations réglementaires et les marges, ces dernières pouvant être renforcées en fonction des spécificités des établissements et des projets.

Le SNES est intervenu sur les ULIS encore insuffisantes au vu des demandes et pour rappeler le respect de la circulaire sur les effectifs

L’IA-DASEN a rappelé les efforts de l’académie, s’est engagé à veiller aux effectifs tout en rappelant que la priorité est d’assurer les meilleures conditions de prise en charge, ce qui permettra de dépasser 10 élèves si elle est bonne. Si les coordonnateurs sont en difficulté (certains sont à la limite de l’épuisement professionnel), il s’est engagé à accorder une audience pour donner soutien et trouver des solutions.

Le SNES est intervenu sur les effectifs trop élevés en insistant sur certains établissements (REP, communes isolées…) en rappelant sa revendication de 24 élèves/division en collège et 20 élèves/division en REP ; sur l’augmentation des HSA, tout particulièrement en REP, en expliquant qu’elles allaient conduire à de nouvelles dégradations des conditions de travail (surcharge de travail, risques accrus de compléments de service sur 2 établissements ou plus), nouvelles dégradations  qui épuiseraient encore plus les personnels. Le SNES a rappelé qu’en aucun cas les HSA ne peuvent constituer une revalorisation salariale. Concernant les compléments de service sur deux communes différentes, le SNES  a rappelé que l’enseignant a droit à une heure de décharge et non une HS, qui alourdit encore la charge des collègues avec 21h, dont une heure pour communes différentes.

L’IA-DASEN a rappelé qu’il n’y plus de seuil d’ouverture de classe ; le E/D est un indicateur pour les services qui veillent à une certaine cohérence et à limiter les pressions démographiques fortes. La répartition HP + HSA repose sur l’expertise des services. Un dialogue est établi avec les chefs d’établissement pour ajustements éventuels.

Pour l’heure de décharge pour communes différentes, l’IA-DASEN n’a pas contesté cet aspect réglementaire mais pour lui, ce n’est pas grave si, en pratique, on abonde en HS. Ces heures seront distribuées dans les DG en juin, au moment où les CSD et CSR seront finalisés.

Le SNES est intervenu sur les options et les langues « rares » (LCA, chinois, occitan). Certaines prévisions prévoient déjà un nombre d’heures insuffisants (au détriment des postes de Lettres Classiques), voire une disparition de l’option occitan à Nyons. Ces choix sont faits uniquement sur une enveloppe globale non fléchée, ce qui provoque d’une part une concurrence entre les disciplines néfaste à la cohésion des équipes pédagogiques et d’autre part une concurrence avec le privé qui peut, quant à lui, proposer davantage d’options sures.

La globalisation de la marge (tout comme ne plus rappeler précisément les heures statutaires) est une volonté de l’IA-DASEN. Il ne s’agit pas de mettre les disciplines en concurrence mais bien de favoriser la réflexion sur les besoins locaux des élèves et les stratégies à mettre en place. Par ailleurs, cette marge constitue une plus-value pour les collèges car elle est garantie chaque année et permet donc de construire sur le moyen et le long terme. La concurrence avec le privé n’est pas si prégnante car leurs locaux ne sont pas extensibles et les rapports avec la direction diocésaine est tout à fait courtoises.

Pour les LCA, il n’est pas question de faire disparaître « les langues mortes ». L’IA-DASEN sera attentif à ce que les suppressions n’affectent pas les Lettres Classiques mais il n’est pas obligatoire d’avoir des LCA partout.

Sur ce dernier point, le SNES-FSU est également intervenu en CTA et le SNES-26 a également écrit à la Rectrice et à l’IA-IPR de Lettres Classiques.

Le SNES a calculé qu’il reste 66,5 HP, 151 HSA et 79 IMP pour les ajustements sur l’enveloppe départementale pour les collèges.

Ce dernier chiffre (celui des IMP) a étonné L’IA-DASEN et les services, qui doivent procéder à une vérification. L’IA-DASEN a précisé qu’il lui resterait des moyens pour 3 classes, sachant que l’administration ne donne pas 26h par division en juin.

Il est donc évident que tout a été injecté à la demande du Rectorat pour « amortir » les suppressions de postes. Cela signifie également beaucoup de compléments de services et peu d’ajustements possibles en juin. C’est pourquoi il est urgent de demander audience en cas de DG intenables. Plusieurs collèges l’ont déjà fait.

Enfin, le SNES avait posé une question sur les difficultés de remplacement des personnels de l’Éducation nationale. Quelques exemples ont été donnés : pas d’AS ni de CPE au collège Paul Valéry de Valence (classé REP) ; jeu de chaises musicales au collège de Nyons : CE en arrêt, remplacée par une enseignante, remplacée par une AED. Qui remplace l’AED ? En bout de chaîne, on remplace par les personnels les plus précaires.

L’IA-DASEN a reconnu les difficultés du remplacement et le manque de RH dans certaines disciplines ou lieux ou les deux en même temps. On essaie d’optimiser les TZR, puis les contractuels, c’est-à-dire les moyens institutionnels, puis on essaie avec des moyens complémentaires, au local. Il faut valoriser les personnels en fonction de leur compétence et permettre, sur la base du volontariat, de leur faire découvrir de nouvelles possibilités de métiers par ce biais.

Le SNES a demandé une confirmation quant à l’état de la masse salariale du Rectorat : elle serait épuisée, ce qui empêcherait tout nouveau recrutement. Il a également demandé si le fait de supprimer des ETP n’aurait pas des conséquences sur le remplacement avec moins de postes de TZR.

L’IA-DASEN ne savait pas.

Le SE-UNSA est intervenu sur les difficultés de remplacement de la CPE à Algoud-Laffemas et sur celui de la Proviseure-adjointe du lycée de Tain, partie remplacer la Principale de Suze.

L’IA-DASEN a indiqué que la CPE remplaçante à Algoud n’avait pas pris ses fonctions et qu’une solution venait d’être trouvée. Pour Tain, il est à l’écoute de la Proviseure et met tout en œuvre pour trouver une ressource.

L’IA-DASEN a proposé aux deux chefs invités de prendre la parole pour clore le CTSD, ce qu’ils n’ont pas fait.

Le SNES est alors intervenu pour rappeler que ce n’est pas avec la suppression de 160 ETP dans l’Académie de Grenoble que les difficultés de remplacement seraient résolues.

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STAGE : Management public et conditions de travail

Les sections SNES‐FSU de la Drôme et de l’Ardèche organisent un stage syndical bi‐départemental le Jeudi 4 mars 2021 de 9h à 17h, à la Cité scolaire Émile Loubet de Valence.

Affiche-stage-NPM-CHSCT

Vous trouverez en pièce jointe un modèle d’autorisation d’absence à déposer auprès de votre établissement avant le jeudi 4 février
2021
.

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Début 2021 : agenda des mobilisations

Malgré la pandémie, l’action se construit en janvier, avec pour horizon la grève interprofessionnelle du 4 février. Voici l’agenda des luttes dans la Drôme en ce début d’année 2021. Des informations complémentaires sont à venir, nous les ajouterons dès que possible.

► Samedi 16 janvier : Pour le retrait du projet de loi « Sécurité globale ».

Rassemblement à Valence : 14 heures 30 devant la Fontaine Monumentale – ANNULÉ

Rassemblement à Montélimar : 14 heures, Place du Théâtre, devant la permanence de la députée Alice Thourot

Mercredi 20 janvier : Des étrennes pour l’EN.

Rassemblement à Valence : 14 heures devant la DSDEN. Prévoyez sapins usagés, cadeaux revendicatifs…

► Mardi 26 janvier : Grève de toute l’éducation.

Assemblée générale à 11 heures à la Maison des Syndicats de Valence

Manifestation à Valence : 14 heures au Champ de Mars

► Jeudi 4 février : Grève interprofessionnelle.

Manifestation à Valence : 14 heures devant la fontaine monumentale

Manifestation à Montélimar : 14 heures, Place du théâtre

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De l’action avant les fêtes, pour mieux préparer l’action après les fêtes !

Cette dernière semaine avant des congés attendus n’est pas sans action ni revendication.

Le SNES et la FSU vous rappellent les rendez-vous suivants dans le respect des consignes sanitaires :

Jeudi 17 décembre : Pour le retrait de la loi de sécurité globale (voir texte en pj).

Crest : Rond-point de l’Insurgé marche aux flambeaux à 17h30

Vendredi 18 décembre : Journée des droits des migrant.e.s (voir site FSU 26 : http://sd26.fsu.fr/)

Romans : devant la gare à 17h30

Valence : Fontaine monumentale 18h00

Par ailleurs, nous rappelons que vous n’avez plus que quelques jours pour vous inscrire au stage syndical bi-départemental FSU 26-07 sur la DG. Après ce vendredi 18 décembre, l’autorisation ne sera plus de droit. Il se tiendra en distanciel le mardi 19 janvier prochain. Tous les renseignements dans la catégorie “Stages” du site.

Dernière minute : une nouvelle marque de mépris !

Le Premier Ministre vient d’annoncer que, pour des questions de sécurité sanitaire, l’école ne serait pas obligatoire jeudi et vendredi (voir communiqué de la FSU en pj).

Alors même que les magasins doivent rester ouverts à la nécessaire surconsommation, contrairement aux lieux, non essentiels, de culture, est-il bien nécessaire de désorganiser une fois encore l’École ?

Voici largement de quoi se mettre en grève le 26 janvier prochain.

Mais en attendant, soufflons un peu !

Le SNES-FSU vous souhaite de très bonnes fêtes.

Pour la section départementale,

Christophe Dumaillet

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STAGE DOTATION GLOBALE : Comprendre et Intervenir

Les sections départementales FSU et SNES-FSU de la Drôme et de l’Ardèche organisent un stage syndical sur la dotation globale à destination de tou·te·s les collègues de collège et de lycée (élu·e·s au CA ou non) le mardi 19 janvier de 9h à 17h.

affiche-stage-DG-2021

Vous trouverez ci-dessous la demande d’autorisation d’absence à déposer au secrétariat de direction au plus tard un mois avant le stage soit avant le vendredi 18 décembre.

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Manifestation du samedi 5 décembre : La loi Sécurité globale, c’est toujours NON !

Marche pour nos droits, nos libertés et notre dignité !

Dans la lignée du rassemblement unitaire du 28 Novembre pour la défense de nos droits et nos libertés, nous appelons à une nouvelle manifestation ce samedi 5 décembre. Cet appel est élargi à une marche pour le droit de tou·te·s à vivre dignement. Il s’inscrit dans un appel national à lutter contre la précarité, la pauvreté et la réforme de l’assurance chômage. L’inique loi “sécurité globale” n’est qu’une partie de la politique du gouvernement, la plus choquante et visible tant elle veut porter atteinte à nos libertés, et notamment au droit d’être informé et de se mobiliser. Cette loi est prévue pour réprimer les futurs mouvements sociaux et écologiques qui ne tarderont pas à s’amplifier. Nous en demandons le retrait total.

Il nous semble pertinent que les mobilisations actuelles s’élargissent à la situation sociale qui ne cesse d’empirer. Le gouvernement n’engage aucune mesure, notamment, pour contrer les terribles vagues de licenciements qui s’abattent sur les travailleur·se·s, ni pour mettre fin à la précarité, la pauvreté et à la misère qui s’étendent dramatiquement. Un terrible exemple en est l’attaque faite à l’assurance chômage.!La loi sécurité globale a été l’étincelle qui a allumé ou rallumé en beaucoup d’entre nous une saine colère !

Pour l’exprimer, nous appelons à une nouvelle manifestation unitaire ce samedi 5 décembre à Valence :

  • Rassemblement à 14h30 devant la fontaine monumentale.
  • Défilé sur les boulevards avec arrêts devant la permanence de Mireille Clapot et la Préfecture, puis retour à la Fontaine.

Plus que jamais, solidaires et uni·es, soyons déterminé·e·s à lutter pour nos droits, nos libertés et notre dignité.

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Grève 1er Décembre : Compte-Rendu audience AED-DASEN 26

Une cinquantaine d’AED ont parcouru les rues de Valence jusqu’à la DSDEN 26. Grâce au succès de cette journée de mobilisation qui a vu de très nombreuses Vies Scolaires complètement arrêtées, pour la première fois, deux d’entre eux, accompagnés par SUD, la CGT et le SNES, ont été reçus par le DASEN.

L’audience a duré une bonne heure.

Les AED ont mis en avant le fait qu’ils sont encore plus en première ligne depuis le début de l’épidémie : entre confinements et tergiversations sur les multiples protocoles sanitaires. Ils ont évoqué leurs conditions de travail et ont revendiqué une reconnaissance véritable de l’Institution qui passe par des créations de postes, une revalorisation de leur salaire, des primes COVID et REP/REP + pour celles et ceux qui sont affectés en Éducation Prioritaire, une véritable formation et la création d’un statut propre, d’autant plus nécessaire pour eux que la moyenne d’âge est de 38 ans.

Le SNES est intervenu pour insister sur certains points. Les AED subissent une triple précarisation, sociale, salariale et psychologique qu’il faut absolument réduire. Il a demandé instamment au représentant du ministre de faire remonter l’ensemble de ces demandes ; il a demandé à l’adjoint de la rectrice d’appuyer la pérennisation des 283 ETP mis en place pour pallier les manques pendant la période de COVID, de faire respecter le plus largement possible l’actuelle possibilité de signer des contrats de 3 ans  ; enfin il a demandé au directeur académique de rappeler aux chefs d’établissement de détailler les missions sur leurs contrats pour éviter une accumulation de tâches.

Après l’audience, le SNES, avec les autres organisations syndicales, a proposé aux AED de se projeter sur la grève de janvier qui rassemblera l’ensemble des personnels de l’Éducation Nationale, ce qui ne les empêchera pas d’être visibles. C’est bien collectivement que nous pourrons construire un rapport de force en notre faveur.

Christophe Dumaillet, Secrétaire départemental SNES-FSU 26

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MARDI 1er DECÉMBRE : une grève MASSIVE des vies scolaires attendue

Le mouvement de grève des AED s’annonce extrêmement suivi mardi 1er décembre prochain.

Nous appelons l’ensemble des personnels à organiser la solidarité dans les établissements en se mettant en grève, en associant les Assistant·es d’Éducation à la vie de la section syndicale, en constituant des caisses de grève locales, et en se montrant particulièrement vigilant·es quant aux éventuelles pressions que pourraient subir les Assistant·es d’Éducation grévistes.

Nous revendiquons :

  • Le recrutement urgent et pérenne d’Assistant·es d’Education ;
  • L’augmentation de la rémunération des Assistant·es d’Éducation ;
  • L’attribution des indemnités REP et REP+ pour les Assistant·es d’Éducation en éducation prioritaire ;
  • L’amélioration des conditions de travail et d’emploi des AED avec notamment la prise en compte du crédit de formation pour toutes et tous ;
  • Un plan urgent d’accès à la Fonction Publique au-delà des 6 ans d’exercice ;
  • La mise en place de mesures sanitaires spécifiques en faveur Assistant·es d’Éducation.

LE PROGRAMME DANS LA DRÔME :

AED/PROFS, MÊME COMBAT : RDV à 12 heures devant le lycée Triboulet à Romans & conférence de presse.

OPÉRATION VERITÉ AED :

  • Rassemblement devant le lycée Camille Vernet à Valence à 13h30.
  • Défilé avec un arrêt devant le collège Paul Valéry.
  • Arrivée pour 14h30 à la DSDEN.

OPÉRATION VERITÉ ENSEIGNANTS : Rassemblement 14h30 DSDEN Valence.

 Jonction des deux cortèges : 14h30 devant la DSDEN – Conférence de presse & prises de paroles.

 À la fin de la manifestation : assemblée générale des AED devant la DSDEN.

Les AED ont déjà été massivement en grève le 10 novembre et les conséquences financières sont importantes pour ces personnels précaires. Nous vous invitons donc à mettre en place des caisses de grève pour les aider.

Pour que cette journée d’action soit bien une réussite, il est aussi indispensable de soutenir les AED contre toutes les pressions possibles. Voici la lettre envoyée par la FSU à l’ensemble des chefs d’établissement de la Drôme, affichant son extrême vigilance sur le strict respect du droit de grève des personnels.

De nombreux collègues AED, AESH et même enseignants ont en effet exprimé de vives inquiétudes quant aux pressions qu’ils pourraient subir, de la part de leur administration, pendant cette journée d’action : leur chef d’établissement peut-il les réquisitionner ou leur imposer des surveillances d’élèves en dehors de leurs missions ?

Nous répondons à ces différents questionnements réglementaires dans la FAQ suivante et proposons différentes conduites possibles à tenir mardi si des pressions ou atteintes aux droits des personnels étaient exercées.

Le chef d’établissement peut-il me réquisitionner ?

Non.

Par réquisitionner on entend le refus à un personnel d’exercer son droit de grève. Aucune limitation légale au droit de grève ne concerne les statuts de l’Education Nationale.

Le pouvoir de réquisition appartient à la Préfecture, sous conditions juridiques strictes et dans d’autres cadres que notre Ministère. Le chef d’établissement ne peut donc pas demander à un personnel déclaré gréviste de venir.

Le chef d’établissement peut-il m’ordonner de surveiller les élèves (dans la cours, en étude) en dehors de mes missions ?

Oui.

Nos statuts identifient clairement nos missions, la surveillance des élèves dans la cours n’en faisant pas partie (profs comme AESH).

Néanmoins, en tant que chef de service, un chef d’établissement peut donner un ordre à tout agent placé sous son autorité. Celui-ci doit obéir même s’il considère que l’instruction est illégale ou ne relevant pas de ses missions.

Par conséquent, un chef d’établissement pourra demander mardi à n’importe quel personnel de son établissement d’assurer des surveillances d’élèves.

En cas de refus d’obéissance, une sanction peut être prononcée à l’encontre de l’agent. In fine, seul le juge administratif aura la possibilité d’annuler cette sanction, arbitrant entre le bon fonctionnement du service public et la subtilité de nos statuts : un pari risqué et souvent perdant…

Si le chef d’établissement me le demande mardi, puis-je quand même échapper à la surveillance des élèves ?

Bien sûr mais il faut être stratégique et ordonné :

1. Si le chef d’établissement envoie un mail demandant de vous rendre disponible, ne pas y répondre. Nous ne sommes pas des personnels à disposition censés lire les messages ou y répondre à toute heure. Attention, une réponse au message prouvera la bonne connaissance de la demande.

2. En cas de demande orale du chef d’établissement, exiger un ordre écrit de sa part puis argumenter en lui rappelant notamment que :

–        la surveillance des élèves ne relève pas de vos missions ;

–        vous n’avez pas à casser un mouvement de grève, etc…

–        il lui appartient de fermer l’établissement s’il ne peut en assurer le bon fonctionnement.

3. Si le dialogue devient impossible, vous déclarer gréviste sur-le-champ (le préavis de grève protège tous les personnels de l’établissement). Le cas échéant, vous perdrez bien sûr 1/30 de salaire mais aucune sanction ne pourra être prise contre vous.

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Mutations inter-académiques 2021

La saisie des vœux se fait du mardi 17 novembre 12h au mardi 8 décembre 12h.

Malgré la crise sanitaire, des commissaires paritaires vous conseillent pour les mutations inter-académiques.

Vous pouvez contacter la section départementale (snes26@wanadoo.fr) ou académique (inter2021@grenoble.snes.edu), en indiquant vos coordonnées, votre numéro d’adhérent (ou non) et vos disponibilités.

Le SNES-FSU vous répondra et vous proposera un rendez-vous téléphonique ou en visio (du fait du nombre toujours croissant de demandes, nous privilégierons les demandes de nos adhérent·es et il est toujours temps d’adhérer !).

Plus d’infos : https://grenoble.snes.edu/mutations-interacademiques-2021.html .

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GRÈVE MARDI 10 NOVEMBRE 2020 : Pour maintenir l’Ecole ouverte

 

Face à un ministre qui met en péril l’école,
Pour éviter une nouvelle fermeture des écoles, des collèges et des lycées,

Grève le mardi 10 novembre !
RASSEMBLEMENT MARDI 10 NOVEMBRE à 14 H 30

INSPECTION ACADÉMIQUE – VALENCE

Ce rassemblement est organisé avec l’autorisation de la Préfecture, sous réserve du port du masque et des gestes barrières.

Une attestation spécifique est disponible ci-dessous (il suffit de cocher la dernière case).

La priorité du service public d’éducation doit être de maintenir l’Ecole ouverte, tant une nouvelle fermeture aurait des conséquences scolaires et sociales dramatiques. Mais en ne débloquant aucun moyen supplémentaire et en réduisant la mise en œuvre des gestes barrière à un « si c’est possible », le Ministre de l’Education met en péril la continuité de l’école. Soucieux uniquement de communication, il soumet les établissements à des revirements incessants et à des consignes contradictoires, les désorganisant et épuisant les personnels.

A l’heure où la seconde vague frappe la société, avec une circulation intense du virus sur l’ensemble du territoire, ce traitement inconséquent est irresponsable. Pour la FSU, il est impératif de prendre enfin la mesure des enjeux sanitaires et sociaux, de cesser de nier la réalité , de stopper la dégradation des conditions de travail et d’assurer la protection de toutes et tous. L’Ecole a besoin d’un plan d’urgence comprenant un recrutement massif de professeurs afin d’assurer les remplacements des enseignants malades ou vulnérables et pour organiser la mise en place d’effectifs allégés permettant non-brassage et distanciation.

Devant l’urgence de la situation, la FSU (avec la CGT, FO, SUD) appelle les personnels à se mobiliser pour exiger du ministre les conditions sanitaires indispensables afin de maintenir l’Ecole ouverte. Pour mettre en place immédiatement un plan d’urgence le permettant, il appelle les personnels à participer à une première journée de grève le mardi 10 novembre pour dénoncer le manque de protection des personnels et des élèves et construit rapidement avec eux les modalités d’une mobilisation encore plus massive. Il faut une autre politique éducative qui réponde aux enjeux de l’école, qui permette une amélioration des conditions de travail et une véritable reconnaissance de nos métiers, ce qui passera par de nouvelles mobilisations qui se profilent début décembre.

Les revendications de la FSU : un protocole sanitaire protecteur, un plan de recrutement immédiat, un collectif budgétaire pour l’année à venir …

Autant de mesures pour concrétiser :

  • le passage à un fonctionnement en demi-groupe, selon des modalités d’organisation à définir (alternance de semaines, de jours etc), sans recours au cumul présentiel/distanciel
  • le recrutements de personnels, d’AED mais aussi d’agents territoriaux (pour assurer un nettoyage et une désinfection des salles)
  • la réorganisation de la demi-pension pour limiter le brassage des élèves de nouvelles modalités d’aération des salles, alors même que l’hiver rend l’ouverture des fenêtres plus problématique qu’à la rentrée
  • des mesures adaptées pour les internats
  • la prise en compte de la situation des personnels vulnérables et de celles qui vivent avec des personnes vulnérables
  • Des mesures sur le plan pédagogique parmi lesquelles l’aménagement des programmes, un nouveau calendrier du bac (report des EC1 et des épreuves de spécialité en juin).
  • Le jour de carence doit être suspendu immédiatement : il est inacceptable que les personnels payent le prix d’être malades !
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Rentrée de novembre : entre mépris et danger, les enseignants affrontent la seconde vague

Un CDEN était normalement prévu ce jeudi 5 novembre. Alors que nous travaillons avec des classes de 30 à 35 élèves, la Préfecture et la DSDEN de la Drôme n’ont même pas opté pour une visio-conférence. Elles ont préféré dématérialiser complètement toute la séance qui devait, entre autres, faire le bilan de la rentrée. Encore une belle preuve de cynisme et de mépris face à l’ensemble de la profession. Vous retrouverez ci-dessous la déclaration liminaire de la FSU-26.


Par ailleurs, le SNES a lancé une alerte sanitaire : il faut poursuivre les actions pour dénoncer l’insuffisance du protocole sanitaire et exiger la meilleure protection possible des élèves et des personnels.

Envoyez-nous vos témoignages, faites voter des motions lors des CA d’installation. Une grève sanitaire est prévue le mardi 10 novembre prochain.

Vous retrouverez des informations et du matériel sur le site national :

https://www.snes.edu/article/alerte-sanitaire-toutes-et-tous-dans-laction/

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Annulation / modification des stages de novembre

  • Le stage FSU « Éducation prioritaire » prévu mardi prochain à Bourg-de-Péage a été annulé. En effet, les ateliers que nous avions prévus pour discuter et travailler n’est pas compatible avec une visio-conférence. Nous essaierons de reporter ce stage important dès que possible.
  • Les stages « CA » intialement prévus à Tournon et Montélimar sont maintenus en visio-conférence. Les collègues inscrit.e.s recevront un lien le mardi 17 pour suivre le stage prévu de 10h00 à 12h00 et de 14h00 à 16h00.
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Hommage à notre collègue Samuel Patty

Plus de mille personnes se sont rassemblées ce dimanche 16 octobre devant la Fontaine monumentale de Valence pour rendre un dernier hommage à Samuel Paty, notre collègue assassiné pour avoir accompli sa mission d’enseignant.

Plusieurs élu.e.s étaient présent.e.s au rassemblement, sans prendre la parole. Ce temps de recueillement et d’hommage était d’abord celui des enseignants, des élèves et des parents.

Jean-Louis Mollard, secrétaire de la FSU 26, a lu l’allocution unitaire suivante, co-signée par la CGT, Sud-Éducation, SE-Unsa, SGEN-CFDT et la FCPE.

C’est avec effroi que nos organisations  ont appris que Samuel Paty, professeur d’Histoire-Géographie,  avait été assassiné pour avoir rempli sa mission d’enseignant et d’éducateur. Victime d’un attentat perpétré au nom d’une conception obscurantiste, il était depuis plusieurs jours victime d’une campagne de dénigrement et d’intimidation pour avoir travaillé en classe sur des caricatures de Mahomet. Nous partageons la douleur et le deuil de sa famille et de ses proches.

Mais ce terrible événement appelle un sursaut de détermination. Comme tout enseignant, il cherchait ainsi à préparer des jeunes à l’exercice de l’esprit critique, condition essentielle à une pleine citoyenneté. En sa personne, c’est toute  l’Ecole et au-delà de lui, toute la République et ses valeurs qui sont attaquées. Il n’y a pas en effet de démocratie sans laïcité et sans liberté d’expression.

C’est cette mission d’éducation et d’émancipation que remplissent au quotidien tous les personnels de l’Education. Nos organisations les assurent de toute leur  solidarité et demandent  aux institutions de leur accorder un soutien sans faille.
A leurs côtés, de la maternelle à l’Université, nous réaffirmons notre attachement indéfectible à la laïcité et à la liberté d’expression, ainsi que notre détermination à ne jamais céder devant le terrorisme et l’obscurantisme.

Face à la gravité des menaces, nous appellons  chacun à faire front dans la dignité, à éviter la stigmatisation d’une partie de nos compatriotes et à s’abstenir de toute instrumentalisation. Ce n’est pas par la haine que nous répondrons à la haine qui a coûté la vie à un enseignant de la République mais par la promotion de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.

Nous vous invitons à faire une minute de silence en hommage à notre collègue et en soutien aux valeurs qu’il défendait.

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Communiqué de la FSU 26

Assassinat de Conflans-Sainte-Honorine : effroi et détermination

C’est avec effroi que la Fsu 26 a appris qu’un professeur d’Histoire-Géographie avait été assassiné pour avoir rempli sa mission d’enseignant et d’éducateur.
En sa personne, c’est toute l’Ecole et au-delà de lui, toute la République et ses valeurs qui sont attaquées. Il n’y a pas en effet de démocratie sans laïcité et sans liberté d’expression.
C’est cette mission d’éducation et d’émancipation que remplissent au quotidien tous les personnels de l’Education. La Fsu 26 les assure de toute sa solidarité et demande aux institutions de leur accorder un soutien sans faille.
A leurs côtés, de la maternelle à l’Université, la Fsu 26 réaffirme son attachement indéfectible à la laïcité et à la liberté d’expression, ainsi que sa détermination à ne jamais céder devant le terrorisme. Face à la gravité de la menace, la Fsu 26 appelle chacun à faire front dans la dignité et s’abstenir de toute instrumentalisation.

JL Mollard, secrétaire de la FSU 26

Pour rendre hommage à notre collègue et soutenir les personnels de l’Éducation Nationale,

Pour réaffirmer son attachement indéfectible à la la laïcité et à la liberté d’expression,

La FSU Drôme appelle à un rassemblement unitaire dimanche 18 octobre 2020, à 15 heures, à Valence, place de la Fontaine monumentale.

(Dans le respect des consignes sanitaires : masques, gel et précautions d’usage).

Si vous le désirez, vous pouvez apporter une fleur à déposer près de la Fontaine.

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Tout va très bien, Monsieur l’Inspecteur d’Académie !

Chères et chers camarades,

Vous trouverez en fin d’article la déclaration liminaire FSU du Comité Technique Spécial Départemental tenu ce jour. Au sortir de cette instance de rentrée, nous sommes heureux d’apprendre par la voix de notre nouveau IA-DASEN que, grâce à la nouvelle loi Fonction Publique, l’ensemble des personnels a recouvré une confiance réciproque en son administration.

Cette dernière est particulièrement attentive au “bien-être des personnels”, tout particulièrement aux AESH, “personnels fragiles dont la précarité a été prise ne compte grâce à une CDIsation possible au bout de 6 ans” et la prise en compte de leur situation est plus personnalisée grâce au PIAL (Pôles Inclusifs d’Accompagnement Localisés).

Les élèves seront largement pris en charge grâce à des postes supplémentaires dans le 1er degré et surtout grâce au 1,5 millions d’heures attribuées au dispositif “Devoirs faits” !

Bref, la rentrée n’est pas normale, elle est donc particulièrement réussie au vu des circonstances sanitaires!

De nouvelles mesures vont bientôt être annoncées sur l’invasion du numérique dans nos pratiques, sur l’éducation prioritaire, sur nos salaires (nous sommes déjà passé de un milliard pour l’EN à 400 millions!) au mérite et sur les retraites.

C’est pourquoi nous vous rappelons l’importance de se resyndiquer et de syndiquer les collègues au plus vite.

Par ailleurs, la section départementale est à votre disposition pour venir vous voir chez vous, à l’occasion d’une heure d’information syndicale.

Enfin, soyons présents et visibles dès jeudi 17 en investissant les actions intersyndicales :

Valence, 14h00, Champ de Mars

Montélimar, 18h00 devant le théâtre.

Pour la section départementale,

Christophe Dumaillet

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17 Septembre : pour les salaires, l’emploi, les conditions de travail, le sens et l’avenir de nos missions !

La rentrée sociale revêt un caractère tout à fait inédit à plus d’un titre. Aux conséquences humaines de la crise sanitaire, s’ajoutent des mesures régressives portées par le Gouvernement. Celles et ceux qui travaillent et produisent les richesses, dont les salariés qui ont été particulièrement exposés et mis à contribution pendant le confinement, sont les premiers à payer les velléités d’employeurs qui annoncent licenciements et délocalisations. Pendant ce temps, ils maintiennent le versement de dividendes pour les actionnaires et exigent de nouvelles exonérations de cotisations sociales et des baisses d’impôts.

Une fois encore, nous avons pu constater que la Fonction Publique et leurs agents, sans moyen supplémentaire, ont permis de maintenir a minima les services publics et l’égalité de traitement des citoyens pendant le confinement et encore maintenant. Il faut croire que tout est au mieux puisque la Fonction Publique semble complètement inexistante pour le Gouvernement. Rien pour l’hôpital, rien pour l’éducation.

C’est pourquoi, à l’appel de la FSU de la CGT de Solidaires, l’UNEF, le MNL, la FIDL, l’UNL, une journée nationale d’action est prévue le jeudi 17 septembre.

RDV : 14h00 Champ de Mars à Valence et 18h00 devant le théâtre de Montélimar.

Un préavis de grève a été posé par la FSU !

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J.-M. BLANQUER : MINISTRE DES FAKE-NEWS

12 millions d’élèves reprennent le chemin de l’école après 6 mois d’interruption et rien n’a changé. Avec Jean-Michel Blanquer en vedette, c’est la saison 2 de l’impréparation et de l’esbrouffe médiatique.

Tel un Trump privé de sa mèche, le Ministre répète à l’envi comme un mantra : “Tout est prêt”, “Nous sommes les meilleurs en Europe dans la gestion de la crise sanitaire à l’école”. Et les médias, à de rares exceptions, ne viennent démentir les mensonges de Blanquer.

Non, le SNES-FSU le redit, le Ministère n’est pas à la hauteur des enjeux sanitaires : l’allègement du protocole de juillet, réécrit à la veille de la rentrée, brouille le message et fait craindre que les mesures n’empêchent pas la circulation du virus. Rien n’est fait pour limiter le brassage des écoliers dans les cours de récréation ou celui des lycéens, obligés par la réforme du lycée de changer régulièrement de groupe en fonction des spécialités choisies. Rien n’est clair pour protéger les personnels vulnérables, en raison du manque d’anticipation.

Le Ministre lui-même ajoute le mépris aux difficultés des familles populaires en considérant le masque comme une fourniture scolaire comme une autre. Dans quel monde vit-il pour ignorer le coût de l’obligation d’acheter des masques ? De quelles œillères idéologiques est-il muni pour ignorer la demande de gratuité portée notamment par le SNES et la FCPE ?

Au-delà de l’enjeu sanitaire, cette rentrée pose de façon criante la question des inégalités scolaires et sociales. Or le Ministre n’y apporte pas de réponse et surtout ne veut pas en apporter.

Les solutions vantées par J.-M. Blanquer lors du confinement sont des leurres : recours au numérique, vacances apprenantes, dispositif 2S2C (sport, santé, culture, civisme) car dans le même temps les suppressions de postes sont maintenues dans le Second Degré général, technologique et professionnel.

Pire, à cette rentrée où les étudiants sont les grands oubliés, il refuse d’engager les moyens humains et financiers nécessaires, alors qu’une manne sans contreparties est déversée sur les grandes entreprises qui en profitent pour licencier ! Il ne recrute pas de personnels supplémentaires, alors que l’Italie crée 50 000 postes pour faire face aux conséquences de la crise. Donc, rien n’est fait pour mieux encadrer les élèves les plus fragiles. Il faudra donc se débrouiller avec toujours plus d’heures supplémentaires mais sans aucun renfort supplémentaire de profs, d’infirmières, d’assistantes sociales, de CPE, d’AVS, d’AED qui auraient pu renforcer les équipes pluridisciplinaires.

Comble du cynisme, sous couvert d’urgence sanitaire, on assiste à une accélération de la mise en place d’une école libérale : évaluations permanentes, baccalauréat toujours plus local, religion du tout-apprentissage. Les masques tombent : J.-M. Blanquer est bien le Ministre du tri social.

Par ailleurs, la situation sur le terrain risque de se révéler plus grave encore : manque de TZR, déficit de 9% aux concours du Second degré, nominations tardives des stagiaires et mutations perturbées par la disparation du paritarisme. Et ce n’est pas la perspective d’un Grenelle des professeurs qui va susciter des vocations, la revalorisation salariale de 400 millions d’euros, déjà en baisse de 100 millions, s’avérant insuffisante et consistant en primes au mérite. Ce Grenelle risque d’être un nouveau Ségur !

Nous allons donc devoir nous retrousser les manches, et ce dès le 17 septembre, journée d’action interprofessionnelle que soutient la FSU, pour atteindre ce double objectif : protéger la jeunesse du virus et promouvoir une école émancipatrice.

Jean-Louis Mollard

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A Valence, les locaux de la FSU sont fermés pour une durée indéterminée.

A cette rentrée 2020, les locaux de la FSU sont fermées temporairement. En effet, des travaux doivent être effectués en urgence à la Maison des Syndicats à Valence : des fissures sont apparues sur des piliers porteurs dans le hall de la CFDT et menacent la stabilité de toute la structure.

Aucune permanence physique n’est possible, nos standards et ordinateurs sont pour le moment inaccessibles.

Nous restons bien évidemment joignables :

 par mail : snes26@wanadoo.fr

– par téléphone :

  • 07 80 37 65 42 (Dumaillet)
  • 06 08 89 21 03 (Mollard)
  • 07 80 50 04 56 (Mabilon).

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Bonnes vacances !

Chères et chers camarades,

Nous venons de vivre une période étrange, déstabilisante et épuisante à bien des égards.

L’engagement sans faille des personnels dans l’enseignement à distance a paradoxalement renforcé l’idée que rien ne remplace le contact, l’interaction entre élèves et personnels en chair et en os.

Face à cette situation, le Ministre de l’Éducation Nationale n’a eu de cesse de conjuguer arrogance et incompétence et l’affirmation quotidienne de la “continuité pédagogique” n’est parvenu à rassurer ni les parents ni les personnels.

Cependant, Blanquer a su profiter de la crise sanitaire pour maintenir contre vents et marées son modèle de Baccalauréat (contrôle continu, épreuves intermédiaires) et pour imposer un modèle d’École au rabais. Bien loin d’en renforcer la dimension éducative, sociale et émancipatrice, le Ministre affaiblit la notion de Service Public : il maintient les suppressions de postes décidées pour la rentrée 2020 ; sous couvert d’une réponse conjoncturelle, avec le dispositif 2S2C, il organise à court terme l’externalisation d’enseignements considérés comme non fondamentaux (EPS et enseignements artistiques). En outre, l’enseignement numérique, imposé par les circonstances et plébiscité par certains collègues, est instrumentalisé avec le concours zélé de certains chefs d’établissement, au bénéfice de la politique ministérielle de promotion du numérique éducatif commercial.

Dans ce contexte délétère, le SNES, syndicat de la FSU, est intervenu systématiquement et à tous les échelons pour protéger les personnels de l’impéritie sanitaire et des dérives managériales. Nous avons répondu à toutes les questions concernant les mutations, conseillant les collègues sur les modalités de recours. Nous sommes intervenus pour régler au mieux des compléments de service. La semaine dernière encore, nous accompagnions une collègue victime de l’autoritarisme zélé d’un chef ; hier encore nous soutenions collègues, parents et élus lors d’une audience auprès du DASEN.

Dans le même temps, un nouveau Gouvernement a été nommé ; Jean-Michel Blanquer a été confirmé ; Jean Castex a déjà indiqué qu’il ne donnerait rien pour l’Éducation Nationale et qu’il reprendrait la réforme des Retraites. Tout devrait changer mais rien ne change, alors même que le SNES, au sein de la FSU et avec 20 organisations, a élaboré des propositions pour répondre à la crise sanitaire et sociale, pour refonder la fiscalité et le système financier et pour présenter les moyens d’une reconversion sociale et écologique des activités et des productions.

L’espoir est donc toujours là, à portée de main, si nous réagissons collectivement et puissamment dès la rentrée.

Pour ce faire, il faut commencer par reprendre des forces et profiter d’un bel été.

C’est pourquoi le bureau départemental du SNES-FSU vous souhaite de très bonnes vacances !

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Mardi 30 juin : mobilisation pour la santé et les services publics

Pour que le monde de demain soit un monde meilleur et non pire !

Les organisations syndicales CGT, FSU, SOLIDAIRES appellent les personnels hospitaliers, les usager·e·s et l’ensemble des professions à se mobiliser le 30 juin pour une journée d’action nationale d’initiatives et de grève.

Les politiques d’austérité menées par les différents gouvernements successifs avant la crise sanitaire et les non prises en compte de ce gouvernement en matière de Santé et d’Action Sociale ont généré des carences en matière de prise en charge, qui se sont accentuées pendant la pandémie du COVID 19.

Cette crise démontre que les questions de santé, d’améliorations des conditions de travail des salarié·e·s de ces secteurs d’activité et la prise en charge de la population doivent être des enjeux prioritaires pour notre société.

La population a applaudi les agents hospitaliers, maintenant il faut les soutenir et manifester le 30 juin 2020.

Nous le répétons, les professionnel·le·s de santé ne se contenteront plus de belles promesses et de demi-mesures ! Nous continuons à porter notre plateforme commune revendicative sur les sujets suivants :

  • Revalorisation générale des salaires de tous les personnels et reconnaissance des qualifications des professionnel·le·s,
  • Un plan de formation pluridisciplinaire et un plan recrutement de personnel,
  • La prise en compte de la pénibilité,
  • Renforcement des moyens financiers significatifs pour les établissements, ce qui passe par la suppression de l’enveloppe fermée et une augmentation substantielle des budgets 2020 et 2021,
  • L’arrêt de toutes les fermetures d’établissements, de services et de lits,
  • De réelles mesures qui garantissent l’accès, la proximité et l’égalité de la prise en charge pour la population sur tout le territoire.

La meilleure des reconnaissances pour tous les professionnel·le·s des établissements du sanitaire, du médico-social et social, c’est que ce gouvernement ENFIN prenne en compte l’ensemble de leurs revendications.

Au-delà des secteurs de la Santé, il est urgent que l’ensemble des professions se mobilisent pour faire remonter et aboutir leurs légitimes revendications.

Rassemblements du 30 Juin dans la Drôme :

Valence : 13h30 devant l’hôpital.

Montélimar : 10h30 au rond-point des Combattants, manifestation jusqu’au rond-point de l’hôpital (BBQ et prises de paroles).

Romans : 14h devant l’hôpital.

Vous trouverez en PJ le tract de l’intersyndicale FSU/CGT/Solidaires.

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En attendant Macron…

Depuis la première phase de déconfinement, nous n’avons pu que constater que les primes octroyées aux soignants ne seront pas les mêmes pour toutes et tous. Certaines seraient même accordées par la grâce des directeurs d’hôpitaux.

Depuis le déconfinement, des manifestations contre les violences policières se sont tenues ; elles n’étaient pas autorisées mais « tolérées » par le pouvoir. Pour le Président de la République, c’est « le monde universitaire [qui] a été coupable » des violences policières et du racisme puisqu’il « a encouragé l’ethnicisation de la question sociale en pensant que c’était un bon filon. Or le débouché ne peut être que sécessionniste. Cela revient à casser la République en deux. »

Encore une pensée subtile qui ne doit pas être à notre portée, alors même que le plan pluriannuel qui doit démanteler un peu plus l’Université est en train d’être imposé.

Le Président de la République va s’exprimer un nouvelle fois ce soir. Que va-t-il nous annoncer pour montrer qu’il a changé, « lui le premier » ?

Va-t-il, un genou à terre, proclamer :

  • le retour de l’ISF,
  • la fin immédiate de l’état d’urgence qui empêche tout regroupement jusqu’au 10 novembre,
  • la fin des ordonnances qui brident encore un peu plus le Code du Travail jusqu’au 10 décembre ,
  • la revalorisation immédiate des hospitaliers et de toutes les Fonctions Publiques,
  • le gel des suppressions de postes dans toutes les Fonctions Publiques et un recrutement rapide de fonctionnaires formés et bien rémunérés,
  • le retour des CHSCT pour tous les salariés puisque leur nécessité a été reconnue pendant la crise sanitaire,
  • l’abrogation de la loi de « modernisation » de la Fonction Publique et le retour des commissions paritaires,
  • la condamnation du dénigrement systématique de nos métiers (voir les communiqués de presse de la FSU 26 en PJ et du SNES sur le site national) ?

Ne rêvons pas ! Il y a fort à parier qu’il se contentera simplement de remercier « les premiers de corvée » en oubliant le sens même du mot. Il se contentera d’un merci machinal, comme lorsqu’on lui passe la salière.

C’est pourquoi, nous devons montrer que, au-delà des applaudissements, nous, nous savons remercier en participant nombreux et nombreuses aux manifestations de soutien au soignants mardi prochain (voir appels en pj). C’est la première étape pour reprendre la main sur notre avenir en construisant des services publics forts et démocratiques.

Pour la section départementale,

Christophe Dumaillet

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L’action reprend : retrouvez tous les rendez-vous de juin.

Attention, ça commence demain !

MARDI 9 JUIN : manifestation anti-raciste et anti-violences policières

À l’occasion des obsèques de Georges Floyd, des rassemblements ont lieu mardi 9 juin partout en France et dans le Monde. La FSU 26 appelle ses militants disponibles et ses adhérents à participer à cette initiative.

À VALENCE : rassemblement à 18h devant la Fontaine monumentale.

MARDI 16 JUIN : mobilisation inter-professionnelle pour l’hôpital

Dans la cadre d’un appel national signé par 20 organisations, l’intersyndicale drômoise CGT, FSU, Solidaires appelle à soutenir les revendications des personnels hospitaliers qui manifesteront le mardi 16 juin partout en France.

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Modalités de demande de télétravail à partir du 2 juin

Les modalités pour rester en distanciel changent à compter du 2 juin. La circulaire rectorale du 18 mai a théoriquement été transmise aux personnels et précise les conditions d’obtention et les modalités de demande du télétravail. Une note ministérielle devrait sortir sous peu et pourrait confirmer ou infirmer certains points. Pour l’heure, la circulaire rectorale prévaut.

Dernière minute : la mise à jour de la FAQ du Ministère du 3 juin clarifie la situation des personnels qui ne souhaitent pas remettre leurs enfants dans leurs établissements de scolarisation :

” Les personnels relevant du ministère de l’Education nationale et de la Jeunesse qui ne souhaitent pas confier leurs enfants à l’école peuvent-ils bénéficier d’un dispositif particulier ?

Les personnels enseignants qui souhaitent garder leurs enfants et ne pas les confier à la crèche ou à l’école alors qu’ils en ont la possibilité seront mobilisés par leur responsable hiérarchique pour la continuité pédagogique. Les autres personnels devront poser des congés annuels.”

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Communiqué SNES Drôme : réouverture des établissements

 Chères et chers camarades,

La section départementale vous espère en bonne santé.

Beaucoup d’entre vous sont maintenant retournés dans leur établissement. Nous n’avons pas eu énormément de retours, nous en déduisons que cette « reprise » s’est passée au mieux. Cependant, nous tenons à vous informer que nous sommes intervenus dans quelques cas de dysfonctionnements, soit directement auprès de la DSDEN soit par le biais d’alertes CHSCT.

N’hésitez surtout pas à nous contacter en cas de problèmes et même de doutes.

La section académique a préparé un sondage sur les conditions de réouverture des collèges : https://framaforms.org/snes-fsu-enquete-reouverture-des-colleges-1590416767.

Il est important de le renseigner rapidement pour nous permettre d’être réactifs auprès de l’administration.

Pour les lycées, la réouverture est prévu en juin, pratiquement la semaine prochaine. Des annonces sont attendues demain et vendredi. Des réunions sont d’ores et déjà programmées par les chefs d’établissement. Nous vous renvoyons à l’article de la dernière US Mag (p.8 + pj) sur le CA et la reprise pour éviter les excès managériaux tant d’un point de vue administratif que pédagogique : https://www.snes.edu/IMG/pdf/797_us_mag_-_48p_snes_us_mag_797_pdf_bd_def.pdf.

Pour rappel, à partir du 2 juin, des certificats médicaux ou des pièces justificatives seront nécessaires pour celles ou ceux qui ne peuvent revenir dans leur établissement. Si vous vous sentez dans l’incapacité de reprendre (vulnérabilité “psychique” donc hors décret) ou si vous avez des collègues dans l’incapacité de reprendre, il faut envoyer urgemment un mail à la section académique (s3gre@snes.edu) qui vous/les contactera et vous/les conseillera.

Par ailleurs, si les conditions sanitaires doivent être primordiales pour revenir en classe, il ne faut pas oublier pour autant nos exigences quant à nos métiers et à nos conditions de travail ainsi que nos revendications salariales. C’est pourquoi, nous avons prévu une réunion des S1 de la Drôme la semaine prochaine. Nous vous rappelons également qu’il est toujours possible d’organiser une HIS, soit sur site, soit par visio-conférence. La section départementale est à votre disposition pour l’organiser, pour intervenir et animer le débat.

En ces temps extraordinaires, la déraison peut très vite prendre le dessus. N’hésitons pas à construire et renforcer une riposte collective.

Pour le bureau départemental,

Christophe Dumaillet

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Réouverture des établissements / Application du protocole sanitaire :

Tous les personnels peuvent exercer leur droit d’alerte !

  • Dans la fonction publique, chaque agent peut exercer son droit d’alerte(1), s’il estime qu’une situation de travail présente un danger grave et imminent pour sa santé, ou s’il constate des défectuosités dans les systèmes de protection.
  • L’alerte expose la responsabilité de l’employeur : à partir du moment où elle est émise, celui-ci doit répondre à l’agent et engage sa responsabilité.
  • Pour alerter, un simple écrit à son chef de service (IEN, chef d’établissement) suffit. Un registre de recueil des alertes formalisé ( registre DGI(2) ) peut être complété à posteriori.
  • Lorsqu’il alerte, l’agent n’est pas seul : le CHSCT(3), instance représentative des personnels, l’accompagne et veille à la prise en compte de son alerte auprès de l’administration.

Le président de la République, contre l’avis des experts médicaux, a décidé de rouvrir les établissements scolaires à partir de 11 mai 2020. Pour cela, un protocole sanitaire a été réalisé : contraignant, à l’efficacité et la faisabilité encore discutées, il reste néanmoins la seule protection prévue par l’administration pour les élèves et les personnels.

La réouverture des établissements implique donc une vigilance absolue, de la part des personnels, sur l’application du protocole sanitaire. Un doute, un problème, une mise en danger ? Exercez votre droit d’alerte et saisissez le CHSCT !

Vous pouvez joindre les représentants du CHSCT départemental de l’Education Nationale, dont les coordonnées vous sont données ci-dessous :

  • Ludovic SEBILLE (secrétaire du CHSCT, professeur des écoles) : 06 21 68 15 39 – chsctd-sec-26@ac-grenoble.fr ; ludovic.sebille@ac-grenoble.fr
  • Pierre Luc NODIN (professeur en collège) : pierre-luc.nodin@ac-grenoble.fr
  • Isabelle CIMA (assistante sociale scolaire) : isabelle.cima@ac-grenoble.fr
  • Amélie CHAPAPRIA (professeure des écoles) : amelie.sigaud@ac-grenoble.fr
  • Mickaël BIGACHE (enseignant coordonnateur chargé d’une ULIS) : mickael.bigache@ac-grenoble.fr
  • Yoann CHAUVIN (professeur des écoles) : yoann.chauvin@ac-grenoble.fr
  • Serge BOIVIN (professeur en collège) : serge.boivin@ac-grenoble.fr
  • Céline BRIGLIA (professeure des écoles) : celine.briglia@ac-grenoble.fr

(1) Décret 82-453 du 28 mai 1982 modifié par le décret 2011-774 du 28 juin 2011

(2) Registre Danger Grave et Imminent

(3) Comité d’Hygiène, de Sécurité et des Conditions de travail

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Déconfinement : communiqué du SNES Drôme

La section départementale du SNES vous espère en bonne santé.

Ce lundi 11 mai est marqué par le début du déconfinement en France. Si nous allons retrouver une certaine liberté de mouvement, cette volonté présidentielle va se mettre en place dans une angoissante impréparation, tout particulièrement pour la réouverture progressive des établissements scolaires, mais il faut bien remettre la France au travail !

Le protocole sanitaire est maintenant dévoilé et doit être la base de notre retour en classe afin de préserver personnels, élèves et parents. S’il ne peut être appliqué, nous ne devons pas courir de risques et rester chez nous.

Bien sûr, c’est collectivement que nous pourrons résister à toute tentative de travail forcé dans des conditions de sécurité insuffisantes. N’hésitez donc pas à contacter la section départementale et/ou la section académique en cas de problème.

D’ores et déjà, le chef d’établissement peut convoquer en urgence un CA pour adapter le RI. Une commission permanente est nécessaire mais, comme il n’ y a pas de délais entre les deux, on peut la convoquer juste avant.

Rappel important : le CA ne vote aucun protocole sanitaire, il en prend connaissance ; la modification du RI ne doit donc pas être le protocole. Elle doit concerner les éventuels changements d’horaire, la présentation du carnet, le port du masque etc., bref ce qui déroge au RI habituel et uniquement cela (voir en bas d’article).

Vous pouvez retrouver des éléments de réponses sur les liens suivants :

Le SNES et la FSU continuent d’intervenir pour protéger les personnels et accueillir au mieux les élèves. N’oubliez pas de signer la pétition sur : https://fsu.fr/petition-plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres-2/.

Bon courage à toutes et tous.

Pour la section départementale,

Christophe Dumaillet

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1er MAI 2020 : confinés mais déterminés !

Ce Gouvernement gère la crise avec cynisme et légèreté, sacrifiant la santé des travailleurs aux intérêts économiques.
Ce Gouvernement manipule et ment, justifiant ses changements de doctrine sanitaire en fonction des pénuries de matériel ou de ses intérêts politiciens.
Ce Gouvernement a des trémolos dans la voix pour louer les mérites et l’utilité de ceux-là même qu’hier il méprisait. Mais il sert toujours les intérêts des plus riches, en gouvernant par ordonnances.

Pour que le Gouvernement passe des mots aux actes,

pour que le Jour d’après ne ressemble pas aux jours d’avant,

nous avons besoin du Premier Mai, plus que Jamais !

Nous ne nous défilerons pas !

Avec l’intersyndicale nationale, la FSU vous appelle pour le Premier Mai à 10 heures :

  • à afficher vos revendications à vos fenêtres et balcons (v. ci-dessous) ;
  • à chanter hymnes et slogans ;
  • à investir les réseaux sociaux pour revendiquer ;
  • envoyer vos photos pour le mur des revendications.

Voici le communiqué de l’intersyndicale drômoise.

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Communiqué FSU – Réouverture des écoles et établissements scolaires le 11 mai : une décision politique au doigt mouillé ?

A la demande du Président de la République, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran a installé un conseil scientifique pour éclairer la décision publique dans la gestion de la situation sanitaire liée au Coronavirus. Ce comité a rendu son avis concernant une ouverture des établissements scolaires à partir du 11 mai. Le Conseil scientifique écrit qu’il « propose de maintenir les crèches, les écoles, les collèges, les lycées et les universités fermés jusqu’au mois de septembre » mais « qu’il prend acte de la décision politique de réouverture au 11 mai ».

A quoi sert de s’entourer d’un comité scientifique si son avis n’est pas pris en compte et que c’est une décision politique qui prévaut ? Sur quelle autre autorité médicale s’appuie donc cette décision politique ?

Actant cette décision, le conseil scientifique donne des préconisations sanitaires, insiste sur la nécessité de formation sanitaire, sur le fait que l’ensemble de la communauté doit être associé au processus de réouverture et sur l’indispensable progressivité et adaptation.

Si le gouvernement prend la responsabilité d’une ouverture, elle doit s’appuyer sur un cadre national où la santé et la sécurité des personnels et des élèves doit primer sur toute autre considération. La FSU revendique et attend un protocole précis qui devra être soumis au CHS-CT, et aux autorités médicales pour avis, la date du 11 mai est donc largement prématurée au regard de la capacité de maîtrise actuelle du risque sanitaire affichée par le ministère.

Une fois ce protocole sanitaire validé, il doit servir de base et de boussole pour toutes les déclinaisons locales qui s’effectueront sur le temps long du fait des grandes disparités des espaces et des organisations scolaires dans les écoles et les établissements. La mise en œuvre doit être concertée entre enseignants, représentants des parents et élus locaux dans les conseils d’école et d’établissement et, à minima, la première semaine de reprise doit y être consacrée. Si les mesures sanitaires ne peuvent être mises en œuvre, si les masques ne sont pas fournis, ou si une double journée venait à être demandée aux enseignants pour assurer le présentiel et le distanciel, aucune ouverture ne pourrait avoir lieu avant septembre. Nous attendons aussi la garantie que le fait d’avoir contracté le COVID soit reconnu comme un accident de service pour les personnels.

Le positionnement du gouvernement, et du ministère de l’éducation nationale qui s’affranchit des avis médicaux génère l’inquiétude, et l’anxiété légitimes chez les collègues.

La FSU continue d’exiger des consignes sanitaires strictes pour protéger les collègues, les élèves et les familles. Dans l’immédiat, les garanties sanitaires ne sont pas satisfaites et les conditions ne sont pas réunies pour une réouverture le 11 mai.

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CDEN du 15 avril 2020 : résultats des votes

Voici les résultats des votes du CDEN organisé sous mode dématérialisé et pour lequel les votes étaient attendus jusqu’au 21 avril 15H.

16 membres ont participé aux votes ci-dessous.

Pour la question de l’organisation du temps scolaire pour la rentrée 2020 :

Votes : POUR : 4 CONTRE : 0 ABSTENTION:12

Pour les mesures envisagées pour la rentrée 2020 dans les écoles publiques de la Drôme :

Votes : POUR : 3 CONTRE : 11 ABSTENTION : 2

Pour l’approbation du procès-verbal du CDEN du 06/06/2019

Votes : POUR : 15 CONTRE : 0 ABSTENTION : 1

Pour l’approbation du procès-verbal du CDEN du 14/06/2019

Votes : POUR : 13 CONTRE : 0 ABSTENTION : 3

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Communiqué du SNES national : pas de reprise à partir du 11 mai sans garanties sanitaires

L’annonce impromptue du Président de la république d’une réouverture des écoles et établissements scolaires le 11 mai a suscité de nombreuses réactions d’inquiétude des familles, des personnels de l’Éducation nationale et un avis critique des autorités médicales alertant sur le risque d’une nouvelle propagation massive du virus. L’inquiétude des personnels est loin d’être levée par les annonces du ministre de l’Éducation nationale devant les députés. Quant à la concertation dont il se vante celle-ci était à peine amorcée. Même en temps de crise, rien ne change avec ce Ministère !

Sans attendre la réunion du CHSCT, il donne un calendrier précis de reprise ainsi qu’une organisation pédagogique en dehors de toute considération sanitaire. Pour le SNES-FSU, L’objectif prioritaire de « maîtrise de la circulation du virus » doit être la sécurité sanitaire de toute la population. Pour le SNES-FSU, Quelle que soit la date de reprise, aucune rentrée n’est possible tant que l’assurance ne sera pas donnée que des consignes impératives aient été émises dans le cadre d’un protocole national et toutes les conditions réunies. À défaut, non seulement on mettrait en danger personnels et élèves, mais toute la société. Une véritable consultation des organisations syndicales est donc nécessaire. La réouverture des établissements du second degré pose une multitude de problèmes d’organisation pour assurer la sécurité sanitaire : transports scolaires ou collectifs, cantines, couloirs, abords de l’établissement, cour de récréation… Les objectifs pédagogiques demandent aussi à être précisés. L’annonce du ministre d’un accueil des élèves par groupe de 15 suppose une réflexion sur les emplois du temps, l’articulation enseignement présentiel / à distance… Les enseignants ne peuvent assurer dans le même temps cours en présentiel et à distance. Des équipes pluri professionnelles devront être associées aux différentes décisions, la réunion des CHS est indispensable. Aucune ouverture ne se fera dans un établissement en cas d’évaluation des risques débouchant sur la possible mise en danger des personnels et élèves. Ceux des personnels en situation fragile vis-à-vis du virus doivent pouvoir continuer leur exercice à distance. Enfin la réouverture des écoles ne réglera pas le problème des inégalités qui ont été mises en lumière durant le confinement et il serait inconcevable que le gouvernement ne revienne pas sur les suppressions de postes prévues dans le second degré, un second degré qui plus est qui accueille davantage d’élèves à la rentrée 2020. Nous avons besoin de conditions d’apprentissage diversifiées pour chercher à compenser les inégalités persistantes et qui se sont creusées durant le confinement. Le SNES FSU exige un collectif budgétaire en ce sens.

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Réouverture des établissements scolaires le 11 mai

En cette cinquième semaine de confinement, le Président de la République a annoncé hier que la réouverture des crèches, des écoles et des établissements scolaires se ferait progressivement à partir du 11 mai prochain.

Une fois encore, cette décision semble avoir été prise sans tenir compte de sa mise en oeuvre pratique. On pourrait presque penser que le plus urgent est de renvoyer les élèves en classe pour que les adultes puissent retourner travailler et ainsi éponger les déficits historiques qui font la une des journaux depuis quelques jours !

Les personnels comme les élèves risquent d’être en première ligne !

Le Ministère doit consulter les organisations syndicales pour mettre en place le déconfinement. La FSU et le SNES ne manqueront pas de rappeler un certain nombre d’évidences sanitaires ainsi que des revendications rendues encore plus nécessaire au vu de la situation. Le SNES national devrait envoyer un message aux syndiqués après cette série de réunions.

En attendant, vous retrouverez les premières réactions de notre syndicat ici : https://www.snes.edu/Covid19-reouverture-des-etablissements.html

et le communiqué de presses de la FSU en pj.

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Confinement – Semaine 4

En cette quatrième semaine de confinement, la section départementale espère que vous tenez toutes et tous le choc.

Voici quelques informations qui doivent nous rappeler à toutes et tous que l’action syndicale ne doit pas rester confinée. En effet, malgré des annonces qui se voudraient rassurantes, voire humanistes, c’est bien un Gouvernement ultra-libéral qui règne actuellement sans partage et sans contrôle.

  • Concernant les annonces du ministre Blanquer sur les examens de fin d’année et notamment sur le maintien des oraux anticipés de Français en 1ère, vous retrouverez l’analyse et les revendications du SNES à partir du lien suivant :

https://www.snes.edu/Bac-francais-maintien-de-l-oral.html

Le SNES national est intervenu à plusieurs reprises auprès du cabinet du ministre, pour demander sa suppression dans ce contexte. Pour l’instant, le ministère campe sur ses positions.

Le SNES continuera d’intervenir et d’agir pour rappeler que la santé et la sécurité des élèves et des personnels sont la priorité.

Il est évident que ces oraux ne doivent pas se tenir.

  • Par ailleurs, le secrétaire d’État à la Fonction Publique Dussopt fait comme si de rien n’était et compte suivre l’agenda social tel qu’il était prévu. Vous trouverez en pj le courrier intersyndical envoyé ce jour qui dénonce les conditions sanitaires largement insuffisantes dans lesquelles exercent les personnels des Fonctions Publiques et rappelle un certain nombre de revendications rendant encore plus prégnantes au vu du contexte.
  • C’est pourquoi nous vous appelons à signer la pétition, à l’initiative de 15 associations et syndicats dont la FSU. Cette pétition fait suite à la tribune « Plus jamais ça, préparons le jour d’après » du vendredi 27 mars. Elle appelle les citoyen·ne·s, qui partagent le constat dressé d’urgence sociale et écologique et en ont assez des discours creux, à se mobiliser pour que le « Jour d’Après » soit construit ensemble, en rupture avec les politiques menées jusque-là.Vous retrouverez le texte et la pétition sur : https://fsu.fr/petition-plus-jamais-ca-construisons-ensemble-le-jour-dapres-2/

Portez-vous bien.

Pour le bureau départemental,

Christophe Dumaillet

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CHSCT du 01/04/2020

Un CHSCTSD 26 s’est tenu le mercredi 1er avril 2020 en visioconférence.

La séance a débuté par une déclaration des représentants des personnels :

« On en est bientôt à trois semaines de confinement. Nous avons encore beaucoup d’injonctions contradictoires : « Restez chez soi », mais « Allez travailler », « Allez donner des photocopies à vos élèves », … Les personnels volontaires pour le SMA ont un sentiment d’insécurité. Les conditions d’accueil relèvent souvent du système D en terme de protection. Les protocoles de prévention n’ont pas été clairement définis au niveau départemental, académique et national. Chaque circonscription, chaque commune, chaque établissement s’organise en fonctions de ses possibilités, avec de grandes disparités. Disparités dans l’interprétation et l’application des règles du SMA. Disparités en fonctions des moyens à disposition. La lutte contre la propagation du Covid-19 qui doit être l’objectif principal en cette période de confinement a tendance à être reléguée aux oubliettes lors du SMA. Le vivier de personnels volontaires risque de se tarir. L’académie de Grenoble a travaillé sur le thème du télétravail. Il existe des préconisations. Il semble nécessaire de les ressortir du tiroir et de les diffuser auprès des personnels. Une cellule d’écoute a enfin été mise en place. Qui prend les appels ? Ces personnels ont-ils eu une formation spécifique à la situation actuelle ? Bénéficient-ils de temps d’analyse de pratique ? Il semble nécessaire de faire baisser la pression à tous sur la « continuité pédagogique » et sur « le lien à tout prix avec les familles ». Les enseignants sont professionnels et connaissent leur métier. Ils savent l’importance du lien dans la transmission et l’acquisition des savoirs. Il faut leur faire confiance. L’employeur doit prévenir les RPS. Les personnels de l’EN ne sont pas en vacances, ils travaillent. Les conditions de travail actuelles sont propices à de fortes charges mentales, à du stress, à de l’épuisement, à une pression accrue. Il est nécessaire de respecter le calendrier de congés. Après cet épisode de Covid-19, tout le monde aura besoin de se retrouver, de se reconstruire, de se reposer. Concernant la communication, il est important que notre administration s’attache à donner des consignes claires par un canal unique. Enfin, il faut anticiper le retour, afin de ne pas mettre les agents face à des situations impossibles (charges de travail, organisation des examens, adaptations des programmes…) »

→ Informations générales concernant le SMA :

En moyenne, 200 enfants par jour bénéficient du SMA sur la Drôme, dont une dizaine de collégiens répartis sur 5/6 collèges. Dans le 1er degré, les élèves sont répartis sur 55/60 écoles. Le weekend, le SMA est organisé exclusivement sur des collèges ; il ne concerne que 2 enfants. Depuis lundi 30 mars, les enfants des forces de police, de gendarmerie et de la préfecture, ainsi que ceux des personnels de l’ASE peuvent être accueillis. Les employés de la grande distribution continueront à se débrouiller seuls… ils n’ont pas bénéficié de la pression du ministère de l’intérieur !

Voici les points sur lesquels les représentants des personnels ont interpellé l’administration, ainsi que les réponses apportées.

N° 1 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent qu’un protocole sur les mesures de lutte contre la propagation du Covid-19 soit diffusé auprès des personnels et affiché dans les établissements d’accueil avec des recommandations sanitaires précises.

→ Un document académique est en cours de préparation, il devrait arriver prochainement dans les établissements d’accueil (Il semblerait que cela ait été fait le jeudi 02 avril). Le CHSCTM va élaborer également un document national.

N° 2 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent que l’Education Nationale veille à ce que les mairies et les départements mettent en place toute l’organisation logistique nécessaire à un accueil qui garantisse la sécurité sanitaire des personnels et des élèves.

→ La DSDEN a été livrée en masques. Ils vont être distribués dans les établissements effectuant le SMA. Selon les consignes de l’ARS, ces masques sont à destination de l’ensemble des personnels en contact avec les enfants. La désinfection quotidienne des locaux reste problématique. Selon le conseiller de prévention départemental, le département aurait pris les dispositions nécessaires, en mettant en place un protocole précis. Concernant les écoles, le DASEN reconnaît que cela est plus difficile à mettre en place, chaque commune ayant la responsabilité des locaux. Les représentants des personnels ont rappelé l’importance d’une désinfection quotidienne des locaux et non un simple nettoyage.

N°3 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, soulignent les difficultés, voire l’impossibilité pour les personnels enseignants de faire respecter les gestes barrières à des élèves de maternelle, durant toute une journée de classe (partage de jeux, échange de matériel, l’aide lors du passage aux toilettes, les lacets à refaire…), cela restant également très compliqué avec les élèves plus âgés. Dans ce cadre, ils rappellent l’extrême nécessité d’équiper les personnels en matériel de protection adéquat.

→ Au regard de ces difficultés, les représentants des personnels rappellent que le SMA doit rester le dernier recours, que les règles sanitaires de protection doivent être affichées et expliquées, et que le matériel de protection doit être à disposition des personnels. Quand le confinement n’est pas possible, il faut tout mettre en œuvre pour limiter les risques.

N° 4 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent qu’un suivi sanitaire des personnels volontaires dans le cadre du SMA soit organisé par la médecine de prévention.

→ Le médecin de prévention précise que le service médicosocial est toujours actif. Il reçoit tous les jours des appels téléphoniques et y répond. Aucun suivi des personnels participant au SMA ne sera mis en place. Si les personnels contractent le Covid-19, ils doivent contacter le 15 afin d’avoir les consignes à suivre. A ce jour, ils n’ont pas eu connaissance de cas de contamination au Covid-19 pour les personnels volontaires au SMA.

N° 5 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, dénoncent les injonctions contradictoires du ministre de l’Education Nationale. Ces injonctions vont à l’encontre de toutes les préconisations strictes de confinement puisqu’elles stipulent que « les écoles et établissements scolaires organiseront des permanences d’accueil sur site aux horaires d’ouverture au public afin de tenir à disposition des élèves qui ne disposent pas des outils numériques adaptés des ressources pédagogiques en format papier », et cela sans donner les moyens aux enseignants de mettre en place toutes les mesures de précaution nécessaires à l’organisation de ces permanences. Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent une clarification au niveau départemental via les IEN et les chefs d’établissements en direction de tous les personnels rappelant à tous que l’urgence est sanitaire avant d’être scolaire.

→ Pour le DASEN il n’y a pas d’injonctions contradictoires. La consigne a été donnée aux chefs d’établissement et aux IEN de faire baisser la pression. L’importance est de garder le lien avec ses élèves, afin de permettre la reprise dans les meilleures conditions possibles lorsqu’elle arrivera. Dans le second degré, un travail a, semble-t-il, été mené pour prêter des tablettes aux élèves qui n’avaient pas d’outils numériques. Une convention a été signée avec La Poste pour permettre aux enseignants d’envoyer les travaux sous format papier aux élèves qui n’ont pas les outils numériques. Il y aura un interlocuteur par établissement dans le second degré et par circonscription dans le premier degré qui aura les droits et qui transmettra à La Poste les documents à imprimer et à envoyer aux familles. Ces dernières pourront ensuite renvoyer le travail par voie postale, grâce à une enveloppe T qui sera fournie.

N° 6 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent que les règles du SMA soient strictement appliquées. La communication ministérielle ne doit pas laisser penser qu’il existe une souplesse dans les règles d’accueil. Tout accueil doit obligatoirement faire l’objet d’une vérification de l’appartenance des deux parents à la liste exhaustive des professions ouvrant droit au SMA. Le SMA doit être le dernier recours possible de garde pour les deux parents, il ne doit pas être une solution parmi d’autres. Le SMA est une dérogation aux mesures de confinement en vigueur. Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, attirent l’attention sur le fait que des situations vécues par les personnels volontaires comme des « abus » par quelques familles sont de nature à risquer de décourager ces personnels.

→ Bien que nous ayons pu constater que les règles d’application du SMA divergent d’un établissement à l’autre, d’une école à l’autre, pour le DASEN les abus sont à la marge. Le constat est fait qu’il existe peu de roulement dans les petites écoles et que les personnels y sont énormément sollicités (également sur des temps périscolaires : cantine…). L’administration, à notre demande, réaffirme que le volontariat restera du volontariat. Il faut réfléchir à une meilleure harmonisation entre 1er et 2nd degré. Le SMA est assuré majoritairement par des enseignants du 1erdegré. Il faudrait voir si des enseignants du 2nd degré ne pourraient pas se porter volontaires. Les personnels soignants ne seront pas en vacances. Il faudra organiser le SMA. Suite aux annonces du ministre, il y aura possibilité de faire du soutien pour ceux qui ont décroché pendant le confinement, par des enseignants volontaires et rémunérés. Les représentants des personnels restent sceptiques sur une remédiation à distance, c’est encore une annonce du ministère qui ne correspond pas à la réalité du terrain, mais qui, dans le cadre « d’un plan de communication » a pour but de rassurer les familles en donnant l’illusion que le gouvernement gère cette crise avec efficacité.

N° 7 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent que tout personnel qui contracterait le Covid-19 lors du SMA soit automatiquement placé en accident de service. → La secrétaire générale rappelle que l’on est dans le droit commun pour tous les dispositifs administratifs habituels, accident du travail compris. Les situations seront appréciées au cas par cas. Le problème est que pour certifier que l’on a contracté le Covid-19, il faut faire un test et aujourd’hui, c’est impossible ! La question se pose donc du délai de reconnaissance d’une contamination par le Covid-19. La secrétaire générale n’a pas les éléments de réponse.

N° 8 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent qu’une action de prévention en matière de télétravail soit faite, auprès des personnels, et ce, dans les plus brefs délais. → Malheureusement, notre administration, qui n’est pas à la pointe de la prévention en matière de santé et de sécurité au travail, ne s’était, semble-t-il même pas posée la question des risques en lien avec le télétravail. Heureusement, comme nous l’indique l’ISST, l’INRS a rédigé une lettre sur le télétravail en situation exceptionnelle qui précise les règles en matière de prévention.Pour les salariés, il est recommandé : • de s’installer, dans la mesure du possible, dans un espace de travail dédié (au mieux dans une pièce isolée) afin de ne pas être dérangé ; • d’aménager leur poste de travail de manière à pouvoir travailler dans de bonnes conditions et de façon à limiter les risques de troubles musculosquelettiques ; • d’organiser leur travail en : o se fixant des horaires ; o s’octroyant des pauses régulières afin de permettre des phases de repos visuel et d’éviter de maintenir une posture assise trop longtemps (pauses de cinq minutes toutes les heures) ; o anticipant et planifiant tant que faire se peut leur charge de travail sur la semaine pour organiser les travaux à faire selon les priorités et le temps nécessaire ; o renseignant, lorsque l’outil informatique utilisé le permet, leur statut : occupé, absent, disponible… ; o utilisant tous les outils de communication mis à disposition : mails, tchats, documents partagés, visioconférence, outils de travail collaboratif, agenda partagé ; o gardant le contact avec l’équipe …

Pour plus de précisions et d’informations : http://www.inrs.fr/risques/teletravail-situation-exceptionnelle/ce-qu-il-faut-retenir.html

N° 9 : Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, demandent que les attendus pédagogiques ne mettent pas les enseignants face à des situations extrêmes, notamment de possibles réactions virulentes de familles ou d’élèves qui conduiraient à une rupture de lien et qui induiraient des situations propices aux RPS pour les enseignants. → La DSDEN précise que cela a été rappelé aux chefs d’établissement et aux IEN. Il faut chercher un fonctionnement équilibré. Il ne sera pas demandé aux enseignants d’assurer la continuité pédagogique pendant les vacances.

N° 10 : Tous les personnels n’ont pas de téléphone professionnels, de forfait illimités, ou d’ordinateurs à la maison. Il existe des lieux où le réseau ne passe pas. Les représentants des personnels, membres du CHSCTSD 26, souhaiteraient avoir connaissance de ce que propose l’institution dans ces cas-là.

→ La DSDEN n’a pas été alertée à propos de telles situations. Si des problèmes existent elle traitera ces situations au cas par cas.

Le problème des moyens numériques alloués aux personnels se pose crument en cette période. Il faudra, la crise passée, que la question soit enfin posée sérieusement, que notre ministère se penche sur le problème et apporte des réponses. L’engagement et le professionnalisme des personnels de l’Education Nationale ne peuvent pas à eux seuls répondre à tous les problèmes…

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CTSD du 26 mars 2020

La séance s’est tenue en visio-conférence.

Seule la FSU a lu une déclaration liminaire (cf pj), contrairement à l’UNSA et au SGEN-CFDT.

L’UNSA a fait trois interventions, le SGEN-CFDT aucune.

C’est surtout la FSU qui est intervenue pour demander des explications quant aux suppressions de postes. Elle a condamné la « stabilité du plafond d’emplois » pour les autres catégories de personnels (voir les analyses et les revendications dans la déclaration liminaire). Concernant les moyens en personnels de laboratoire. La DSDEN s’est engagée à attribuer des heures de compensation aux professeurs si le poste d’ATRF reste vacant

VOTE POUR : 0 CONTRE : 5 (FSU + SGEN-CFDT) ABST : 1 (UNSA)

La FSU a rappelé que le nombre de compléments de service est beaucoup trop important, problématique quand les établissements sont très éloignés (communes isolées notamment) et que, entre le nombre de suppressions de postes dans la Drôme et le nombre HS, il ne manquerait malheureusement pas d’augmenter. Elle a demandé un bilan plus précis qui recense les cas de compléments de service sur plus de deux établissements. Le DASEN a retenu cette demande. D’après les services, il n’y aurait pour l’instant que deux cas de compléments de service sur 3 établissements. La DSDEN veille à améliorer les conditions de travail des collègues concernés.

La FSU a été la seule organisation syndicale à poser un certain nombre de questions diverses en lien direct avec la crise sanitaire.

1. Concernant les contractuels, la Secrétaire Générale a rappelé que tous les contrats seraient honorés jusqu’à leur terme et que l’Académie ferait preuve de bienveillance pour les reconduire selon les besoins des services. Il ne devrait y avoir aucune rupture dans les rémunérations. Un note du rectorat a été envoyé sur nos boîtes académiques. Le cas des contrats dans les GRETA est bien plus complexe. La FSU 26 a déjà pris contact avec le Rectorat via la section académique du SNES-FSU. La SG a pris bonne note est s’est engagée à prendre contact avec le Rectorat.

2. Le DASEN et la SG ont une absolue confiance en l’ensemble des personnels de l’ÉN, aussi bien pour soutenir et faire travailler les élèves que lorsque ces derniers demandent des ASA, pour garde d’enfant(s) entre autres. Pour ce dernier cas, il faut prendre contact avec le chef d’établissement qui ne manquera pas, lui aussi, de faire confiance aux collègues. En cas de problèmes, il ne faut pas hésiter à contacter le SNES-26 qui interviendra auprès de la DSDEN.

3. Concernant la campagne de mutation, la SG a indiqué que le calendrier serait maintenu mais que les services feraient preuve de souplesse pour l’envoi des accusés de réception et des pièces jointes, quitte à régulariser certaines situations a posteriori.

4. Pour l’accueil des enfants de soignants (et uniquement de soignants), toutes les précautions pour éviter toute contamination sont prises (gestes barrières, savon, serviettes en papier, désinfection des locaux…). Le DASEN a indiqué que, pour l’instant, l’ARS ne préconisait pas le port de masques. Il a donc pris la décision de donner les masques qui se trouvaient parfois dans les établissement aux hôpitaux.

5. Le DASEN a d’ores et déjà pris la décision de réunir le CHSCT-26 afin de faire le point sur la situation sanitaire.

6. Concernant les frais engagés par les personnels (cartouches d’encre, connexions, frais de téléphone…), c’est au niveau ministériel que cette question sera traitée.

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