Les Mutation intra vont débuter avec très prochainement l’ouverture du serveur le mardi 17 mars 2026.
INTRA : AYEZ LE RÉFLEXE SNES 26
Comme tous les ans, le SNES-FSU sera à vos côtés pour vous informer, vous conseiller au mieux dans cette démarche. Consultez les représentants syndicaux et ne vous fiez pas à ceux qui pensent connaître les règles du fonctionnement de l’intra.
VOTRE RÉFÉRENCE : LE BULLETIN SPÉCIAL INTRA
À Mercurol, la principale du collège hLes lignes directrices de gestion pour le mouvement académique intra 2026 n’ont pas été modifiées, sauf à la marge. Nous mettrons très prochainement en ligne, le bulletin spécial intra du SNES, actuellement à la relecture.
LES RDV DE LA SECTION DÉPARTEMENTALE
Nous organisons deux réunions d’information le mercredi 18 mars et le mercredi 25 mars de 14 heures à 16h, à la maison des syndicats à Valence. Venez vous informer. Vous pouvez aussi nous contacter à la section départementale aux jours de permanence ( lundi après-midi, mardi et jeudi).
SNES-FSU section départementale (S2) Maison des syndicats 17 rue Georges Bizet 26 000 VALENCE Tél : 04 75 56 77 77 Ou bien 06 08 89 21 03 Email : snes.drome@grenoble.snes.edu
Le budget 2026 vient d’être voté dans la plus grande confusion. Le contexte politique est par ailleurs détestable : la droite et l’extrême droite rivalisent de propositions toutes plus réactionnaires les unes que les autres, contre l’Ecole et les enseignants.
QUAND C’EST FLOU, Y A UN LOUP !
Depuis plusieurs jours, on assiste à une valse des chiffres concernant les suppressions de postes. Une chose est sûre, c’est que le nombre de suppressions fournis en instance, lundi, était bien supérieur à ce qui était inscrit au budget initial.
Suite à l’intervention du SNES et de la FSU, le ministre a commencé par rétropédaler en invoquant une erreur (sic). Aujourd’hui, il vient de prendre la décision de réinjecter 438 emplois sur le terrain !
La vigilance du SNES et de la FSU a donc été payante et notre académie devrait récupérer un certain nombre de postes, après répartition par le ministère.
NE PAS VENDRE LA PEAU DU LOUP AVANT DE L’AVOIR TUÉ !
Pour autant, la situation n’est pas devenue satisfaisante. Les suppressions d’emplois sont bien réelles, quoique minorées.
Il faut donc se mobiliser encore et encore pour faire respecter la démocratie dans les établissements. La période de préparation de la DG et du vote en CA va s’avérer cruciale.
Avant même cette séquence, anticipant le report des instances ministérielles, académiques et départementales, le rectorat de Grenoble avait pris un certain nombre d’engagements, en réponse à la section académique du SNES-FSU :
aucune instance (CP ou CA) ne peut se tenir avant le retour des vacances de février,
les groupes de besoins/niveau ne sont plus obligatoires.
BATTRE LE FER QUAND IL EST CHAUD !
Pour nos conditions de travail, pour les conditions d’étude des élèves, sans céder aux manœuvres ou arguties des chefs d’établissements, nous devons exiger :
Le respect du calendrier rectoral ;
Le respect des délais de réunion des instances ;
Le principe du vote en CA pour la répartition ;
Le maintien des moyens initialement prévus pour les groupes de besoins ;
L’utilisation intégrale des heures poste et des HSA comme moyens d’enseignement, sans transformation en HSE.
Toutes les procédures réglementaires dans les établissements ne relèvent pas de simples rituels. Ce ne sont ni plus ni moins que les garanties de la démocratie, certes fragiles, mais ô combien indispensables.
Parallèlement au vote du budget de la nation au Parlement, se passent en ce moment les votes de la répartition des budgets des établissements dans chaque conseil d’administration de la Drôme. Depuis plusieurs années, les collèges du département ont vu leur budget diminuer de façon drastique. Mais cette année, la situation du collège Marcelle Rivier serait sans doute risible si elle n’était pas aussi préoccupante.
Un nouveau principal adjoint est arrivé au collège de Beaumont-lès-Valence. Celui-ci ayant un domicile à proximité, il a demandé l’autorisation de ne pas occuper son logement de fonction. Cette dérogation ayant été accordée, l’administration avait prévu de louer ce logement à un personnel éducation nationale afin de pouvoir financer le changement de baies vitrées fendues.
Lors du conseil d’administration du budget, le chef d’établissement a expliqué que cette autorisation n’ayant pas été validée, il faudrait attendre pour pouvoir remplacer ces baies vitrées.
Il faut savoir que dans chaque établissement scolaire, les sommes qui ne sont pas directement disponibles pour les dépenses courantes sont sur un compte appelé le « fonds de roulement ». Il se trouve que lors du premier conseil d’administration, et comme chaque année depuis au moins 3 ans, il a fallu prélever sur cette réserve plus de 30 000 euros pour payer des factures énergétiques. Non seulement cela montre que le département ne donne même pas assez d’argent aux établissements publics pour payer leurs factures, mais en plus il n’a pas accordé d’aide exceptionnelle à l’établissement pour financer au moins en partie cette dépense. Après ce prélèvement, le collège Marcelle Rivier n’a plus que 30 jours d’autonomie financière. Or, on considère qu’en dessous, la santé financière d’un établissement n’est plus garantie, et qu’il ne faut plus y prélever de l’argent, sauf « urgence ».
C’est pourquoi il est impossible de changer les fenêtres. Au moment où l’État demande des efforts à la population concernant la rénovation énergétique, avec des primes et des réductions d’impôts pour les particuliers, il n’est même pas capable de financer la réparation de baies vitrées ! Alors à votre bon cœur, peut-être est-il temps d’organiser une cagnotte auprès des particuliers pour financer à la fois du chauffage à vos enfants, et une école dotée de fenêtres…
Faure Sandrine, pour le bureau du SNES-FSU de la Drôme
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Les deux journées du 10 et du 18 septembre ont été un véritable succès, montrant une fois de plus le ras-le-bol de la population pour le Macronisme et tous ses pantins. Le soir du 10, puis à nouveau le 18, Bruno Retailleau se targuait devant la presse du nombre d’interpellations ainsi que des blocages que ses cow-boys avaient empêchés, tout en qualifiant ce mouvement d’anti-citoyen…
Devons-nous encore nous étonner que le ministre de l’intérieur piétine à ce point le droit constitutionnel de manifester ?
Après que son président a subi deux défaites électorales, puis que son gouvernement est tombé deux fois, sans toutefois changer un iota de politique, il fallait oser ! N’oublions pas non plus que pour Bruno Retailleau, « l’Etat de droit n’est ni intangible, ni sacré ».
Dans la Drôme
Pendant ce temps, à Romans, la Maire, proche du Ministre démissionnaire de l’Intérieur, prétend empêcher un rassemblement sous la Canopée sans aucune raison valable.
À Valence, le parcours de la manifestation du 18 septembre est refusé. Après une réunion à n’en plus finir, nos camarades ont dû modifier le tracé initial.
Lors de la manifestation, des CRS étaient campés devant la préfecture. L’occasion pour les manifestants, menés par les Rosies, de lancer des fleurs, des colombes et des « peace and love » aux forces de l’ordre en dansant au rythme des « bâtons dans les roues ». Nous avons vécu un moment symbolique très fort.
Dans les établissements
Mardi 16 septembre, un militant du SNES-FSU s’est vu refuser l’entrée du collège Marcel Pagnol de Valence alors qu’il allait déposer des tracts dans les casiers des collègues. Ce n’est pas malheureusement pas une situation isolée puisqu’elle s’était déjà produite l’an dernier au collège Joseph Bédier du Grand-Serre.
À Mercurol, la principale du collège hésite à créer une commission permanente pour le budget et la DG, alors que les collègues la réclament, ce qui constitue un déni du droit et une grave entrave au débat et à la démocratie.
Jeudi 18, au collège Marcelle Rivier, une professeure a directement été atteinte dans son droit de grève. Plutôt que de laisser les élèves en permanence, la direction a déplacé leur dernière heure de cours de la journée pendant l’horaire de la collègue. Ainsi, à l’exception de la collègue gréviste, tout le monde est satisfait : les élèves et l’enseignant non-gréviste rentrent plus tôt, la vie scolaire n’a pas à s’occuper de la permanence, les parents ne rouspètent pas. On invisibilise ainsi complètement l’acte de grève mais cela ne compte pas. La gréviste n’avait qu’à être « sur le terrain » (sic) avec eux au lieu de tenter d’obtenir un monde plus juste et plus équitable ! Sois un bon petit soldat et surtout tais-toi !
De plus, tout en admettant avoir recours à un procédé « non légal », ce même chef d’établissement proposait, le matin même, de faire via Pronote les élections au conseil d’administration pour les personnels enseignants !
Dans un collège de Montélimar, le chef d’établissement a profité quant à lui du conseil pédagogique pour demander aux professeur.es non-grévistes de surveiller les élèves dans la cour lorsque la vie scolaire est en grève, ce qui casserait le mouvement des AED de l’établissement.
Des témoignages inquiétants nous sont également parvenus de la part de lycéens de Montélimar. En effet, ils nous ont rapporté que la direction de leur lycée a fait fermer les grilles à 14h, les empêchant ainsi de rejoindre le cortège tout en empêchant leurs camarades ayant fini les cours de rentrer chez eux .
Ne nous y trompons pas, à travers ces multiples attaques, c’est la construction d’une société autoritaire et la fin de notre démocratie qui se jouent. Bien évidemment, le SNES-FSU 26 interviendra sur tous ces cas pour faire respecter le droit syndical.